People analytics · Go-to-market

De 0 à un go-to-market clé en main

Reflect est un éditeur HR tech de people analytics, qui venait de lever des fonds sans avoir encore d'équipe marketing. En six semaines, nous avons construit son go-to-market complet, prêt à exécuter dès le lendemain.

  • 6 semainesentre la page blanche et un plan d'exécution complet
  • 6 verticaleslivrées, chacune avec ses objectifs, son calendrier et ses pièces prêtes à produire
  • 4 segmentsdéfinis puis dimensionnés, avec leurs personas prioritaires

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Le contexte : une levée, une ambition, et rien pour exécuter

Sa solution rassemble les données RH éparpillées d’une entreprise et les rend lisibles pour décider. La société avait ses premiers clients. L’objectif que son dirigeant m’a fixé au démarrage : passer de 10 à 30 rendez-vous commerciaux par semaine. À distance, par ateliers synchrones et une restitution finale, nous avons défini qui viser, avec quel message, sur quels canaux, dans quelle enveloppe, et de quoi l’exécuter : des concepts publicitaires maquettés, des lead magnets avec leur support de diffusion, des angles de posts et leur cadence, des séquences outbound rédigées par persona.

Reflect avait le produit, les premiers clients et les moyens. Il manquait la machine qui transforme tout ça en rendez-vous.

La difficulté tenait en trois points :

  • Aucun socle marketing : pas d’équipe, pas de canal installé, pas de ligne éditoriale
  • Un marché trop large pour être adressé tel quel : le people analytics parle à tout le monde, donc à personne
  • Un objectif chiffré et court : tripler le nombre de rendez-vous hebdomadaires demande un plan opérationnel, pas une présentation

Temps 1 : reprendre à zéro la cible et le message

J’ai commencé par des ateliers avec le dirigeant et l’équipe. Rien n’avance tant que deux questions n’ont pas de réponse écrite : à qui on vend, et pourquoi ils achètent.

Ce que j’ai fait moi-même

  • La définition du positionnement, avec le client : la promesse, ce qu’on met en avant, ce qu’on laisse volontairement de côté
  • Une grille de maturité de l’offre en trois marches, problem/solution fit, puis product/market fit, puis offer/ICP fit. Elle a servi d’arbitre à toutes les décisions suivantes
  • La définition des segments prioritaires avec des critères explicites : secteur, taille, structure de la fonction RH, déclencheur d’achat
  • Le sizing de ces segments : combien de comptes, combien d’interlocuteurs réellement atteignables, validé volume par volume
  • Les personas, décideurs et prescripteurs : direction des ressources humaines, people ops, responsable paie, responsable du recrutement, direction administrative et financière
Segment prioritaireOrdre de grandeur des interlocuteurs atteignables
Sociétés de services et ESN~30 000
Industrie~15 000
Retail et hospitality~4 500
Startups et scale-ups~3 500

Ces ordres de grandeur sont donnés à titre d’exemple, pour illustrer la méthode. Ce tableau a tranché la suite : on ne choisit pas un canal parce qu’il est à la mode, on le choisit parce qu’il permet d’atteindre ces volumes-là, à un coût tenable.

La cascade : on part de la cible pour construire le plan d'action idéal
« On part de la cible pour construire le plan d'action idéal »

Temps 2 : des segments aux canaux, puis à l’enveloppe

La même logique se déroule à chaque étage. Les segments et leurs volumes déterminent les canaux qui peuvent les atteindre. Les canaux retenus sont dimensionnés : volume visé et coût par lead cible, dans l’enveloppe arbitrée avec le dirigeant pendant les restitutions. Puis chaque canal reçoit son mode d’emploi, pour que l’équipe puisse lancer sans repasser par moi.

C’est ce qui donne la stratégie ombrelle : une seule logique, lisible de bout en bout, plutôt que six plans juxtaposés.

Temps 3 : six verticales prêtes à exécuter

Le livrable go-to-market de Reflect en six verticales, du positionnement au pilotage

« Prêt à exécuter » veut dire quelque chose de précis ici. Chaque verticale ne s’arrête pas à la recommandation, elle descend jusqu’à la pièce. Des concepts publicitaires maquettés, chacun adossé à une pièce de contenu du plan. Des lead magnets avec leur format et leur support de diffusion. Des angles de posts LinkedIn, le dosage entre vécu et expertise, et la cadence à tenir. Des séquences outbound avec leur motif de relance et une accroche rédigée par persona. La personne qui arrive n’a pas à inventer son premier trimestre, elle a à le produire.

VerticaleCe qui est livré
Positionnement et ICPCritères de qualification, sizing, personas, messages par segment
Contenu et SEOQuatre thèmes éditoriaux répartis du haut au bas du tunnel, un backlog de pièces briéfées avec leur niveau de tunnel et leur priorité, des lead magnets avec leur format et leur support de diffusion, des angles de posts LinkedIn avec leur dosage et leur cadence, 50 mots-clés transactionnels à couvrir en 6 mois, objectif de tripler les demandes de démo organiques en 12 mois
PaidGoogle Ads avec un coût par lead cible, LinkedIn Ads structuré en acquisition froide et retargeting, des concepts publicitaires maquettés, chacun adossé à une pièce de contenu du plan, prévision de leads à 3 mois
OutboundSignaux d’achat à surveiller, un motif de séquence sur cinq touches, une accroche rédigée par persona, règles de traitement des leads entrants
EventsWebinaires et événements privés, mix 30 % clients et 70 % prospects, titres d’événements proposés, plan de promotion et plan de réutilisation de chaque événement
Production et pilotageTrois systèmes de déclinaison d’une pièce en plusieurs, planning de production, profils de rédacteurs à recruter, indicateurs de suivi

Et un mécanisme pour que tout ça tienne avec une seule personne : trois systèmes de déclinaison, qui transforment une pièce lourde en une série de pièces légères. Un guide donne des cheatsheets, qui donnent des articles, qui donnent des posts. Un webinaire donne un témoignage, deux articles courts et trois posts. C’est ce qui sépare un plan de contenu d’un calendrier de bonnes intentions.

Les concepts d'ads, challengés avec le client
« Les concepts d'ads, challengés avec le client »

Le recrutement du responsable marketing

Un plan sans personne pour l’exécuter reste un document. Reflect recrutait son ou sa Head of Marketing pendant la mission : j’ai participé aux entretiens et validé les profils, pour que la personne qui arrive puisse reprendre le plan tel quel.

Edouard nous a aidé à mettre en place notre stratégie GTM post levée de fonds. Son écoute, ses conseils et son expérience nous ont été très bénéfiques pour mettre en place notre plan d’acquisition. Je recommande fortement Edouard !

Léopold AdamCEO, Reflect

Les résultats obtenus

IndicateurAu démarrageÀ la restitution
CibleUn marché large, non priorisé4 segments définis, dimensionnés, avec leurs personas
MessageUne promesse produitUn positionnement arbitré et des messages par segment
CanauxAucun canal installéDes canaux choisis et dimensionnés selon le budget
ContenuPas de ligne éditoriale4 thèmes, 50 mots-clés transactionnels sur 6 mois, objectif de tripler les demandes de démo organiques en 12 mois
PaidRienPlan Google et LinkedIn, coût par lead cible, prévision de leads à 3 mois
ÉquipePas de marketingUn responsable marketing recruté, entretiens et validation des profils avec moi
ExécutionÀ écrireSix verticales prêtes à lancer, pièces comprises, en 6 semaines

Dans l’année qui a suivi, Reflect a triplé ses effectifs et est passé en hypercroissance. Je n’y vois pas un lien de cause à effet : une entreprise qui grossit à ce rythme le doit d’abord à son produit et à son équipe. Ce que la mission a apporté, c’est un plan qui tenait debout au moment où il fallait accélérer.

Ce que ce cas dit d’un go-to-market

Un go-to-market ne commence pas par le choix des canaux. Il commence par la cible, avec des critères qu’on peut vérifier, et par des volumes qu’on peut compter. Tout le reste en découle : le message, les canaux, l’enveloppe, le rythme de production. Et il se termine par quelque chose d’exécutable sans son auteur, sinon ce n’est qu’un avis.

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